Montesquieu

Montesquieu
Ecrivain et philosophe français. Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu est né en 1689 d'une famille de magistrats de bonne noblesse au château de la Brède près de Bordeaux, dont il porte d'abord le nom et auquel il sera toujours très attaché. Ses parents ont choisi un mendiant pour être son parrain pour que toute sa vie il se souvienne que les pauvres sont ses frères.
En
1714 après ses études de droit, il devient conseiller auprès du parlement de Bordeaux.
En
1716, il hérite de la fortune de son oncle, la charge du président à mortier (bonnet de velours) du parlement et le nom de Montesquieu. Délaissant sa charge dès qu'il le peut, il s'intéresse au monde et au plaisir. Il se passionne pour les sciences et mène des expériences (anatomie, botanique, physique...) puis oriente sa curiosité vers les hommes et l'humanité à travers la littérature et la philosophie. Dans les "Lettres persanes", qu'il publie anonymement en 1721 en Hollande, il dépeint admirablement, sur un ton humoristique et satirique, la société française à travers le regard de visiteurs perses.
1727 : élection à l'Académie française
D
e 1728 à 1731, il réalise un long voyage à travers l'Europe (Hongrie, Italie, Hollande, Angleterre), où il observe attentivement la géographie, l'économie, la politique, les moeurs des pays qu'il visite. De retour au château de la Brède, il accumule de nombreux documents et témoignages pour préparer l'oeuvre de sa vie, "l'Esprit des lois" (1748) qui rencontre un énorme succès. Etablissant les principes fondamentaux des sciences économiques et sociales, Montesquieu tente de dégager la logique des différentes institutions politiques par l'étude des lois considérées comme simples rapports entre les réalités sociales. Il envisage trois types de gouvernement : la république, la monarchie et le despotisme. Cette œuvre inspire les auteurs de la Constitution française de 1791 et est à l'origine du principe de séparation des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires.
Tandis que sa mère très pieuse l'a élevé dans le respect du christianisme, ses études classiques et romaines l'ont préparé à l'indifférence et à l'incrédulité. En matière religieuse, Montesquieu peut-être considéré comme un déiste et un libre-penseur allant parfois jusqu'à l'irrévérence et à l'hostilité envers la foi chrétienne.
En
1711, dans "La damnation éternelle des païens" il montre que les philosophes de l'Antiquité n'ont pas mérité l'enfer. Dans "Dissertation sur la politique des Romains" (1716), il dénonce la religion comme moyens qu'utilisent les puissants pour pérenniser leur domination sur les humbles.
Son étude de la société le conduit néanmoins à respecter les croyances religieuses, plus pour des considérations pratiques que pour elles-mêmes. Montesquieu prend soin de ne pas mêler de considérations théologiques à ses écrits politiques. Ce qui ne l'empêche pas d'être attaqué par les jésuites et jansénistes pour éloge de la religion naturelle dans "L'Esprit des lois" que le pape fait mettre à l'index dès sa publication.

Bibliog
raphie :
1711 : La damnation éternelle des païens
1716 : Dissertation sur la politique des Romains, Système des Idées
1721 : Les lettres persanes
1725 : Le temple de Gnide
1730 : Histoire véritable d'Arsace et Isménie
1734 : Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence 1748 : L'Esprit des lois,
1750: La défense de "L'Esprit des lois".
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 29 juin 2006 05:44

Nathalie Sarraute

Nathalie Sarraute
Voznessensk, à 200 kilomètres de Moscou, le 19 juillet 1900. Son père, Israël dit Ilyanova Tcherniak, est docteur ès sciences de l'université de Genève et ingénieur en chimie. Sa mère, Pauline Chatounowski, orpheline, a été élevée par l'aîné de ses frères, mathématicien de réputation internationale, seul Juif professeur de faculté à l'époque tsariste. Elle publiera nouvelles et romans sous le pseudonyme de Vichrovski.
En
1902, Après le divorce de ses parents, elle vit à Paris avec sa mère et son futur mari, Nicolas Boretzki, dans le cinquième arrondissement, et fait des séjours réguliers en Russie jusqu'en 1909. Elle fréquente l'école maternelle de la rue des Feuillantines. La France fut bien davantage qu'un pays d'adoption. C'est l'expérience de la scolarité, d'abord à l'école communale d'Alésia jusqu'en 1912 puis au lycée Fénelon jusqu'en 1918, qui permit à l'enfant d'échapper à l'univers instable des sentiments non formulés, de se constituer par la maîtrise de la langue un monde propre et un refuge, d'y découvrir son pouvoir et son identité.
En
1906, Nathalie Tcherniak retourne en Russie, à Saint-Pétersbourg , avec sa mère et son nouveau mari Nicolas Boretzki.
En
1907, Ilyanova Tcherniak, le père de Nathalie , qui connaît des difficultés en Russie, du fait de ses opinions politiques (il y a dans la famille un oncle terroriste), est contraint d'émigrer à Paris . Il va créer une usine de matières colorantes à Vanves.
En
février 1909, Nathalie quitte Saint-Pétersbourg pour venir à Paris chez son père, qui entre-temps s'est remarié. En août, nait sa demi-soeur Hélène, Lili.
En
1917, nait son demi-frère, Jacques.
En
1918, elle fait ses études à la Sorbonne et décroche une licence d'anglais en 1920.
Elle séjourne à Oxford en 192
0-1921 pour y préparer un B.A.
En
1921-1922, elle part six mois à Berlin, suivre les cours de sociologie de Werner Sombart.
Elle s'inscrit en
1922 en Licence à la faculté de droit à Paris, où elle rencontre Raymond Sarraute, qu'elle épouse en 1925. Il partage ses goûts littéraires et artistiques et l'encourage à écrire. De cette union naissent Claude (en 1927, journaliste, écrivain, mariée à Jean-François Revel), Anne (en 1930) et Dominique (en 1933).
E
n 1926, elle s'inscrit comme stagiaire au barreau. Elle sera avocate jusqu'en 1941 et plaidera plusieurs petites affaires en Correctionnelle.
L'activité
professionnelle céde bientôt la place à la création littéraire. Admiratrice de Marcel Proust, James Joyce et de Virginia Woolf.
A partir de
1932 elle s'attache à la lente élaboration. (début de l'écriture de Tropisme) et pendant cinq ans, d'une série de textes brefs que, malgré l'appui de Jean-Paul Sartre et Max Jacob, elle eut du mal à faire publier.
Tropismes publié en
février 1939 chez Denoël, passe totalement inaperçu.
En
1941, en application des lois antisémites , Nathalie Sarraute est radiée du barreau et doit divorcer. Elle commence à travailler à son premier roman Portrait d'un inconnu.
En
1942, elle part se réfugier avec ses filles à Janvry (Vallée de Chevreuse). Elle refuse de porter l'étoile jaune et est dénoncée par un commerçant du village. Elle échappe de peu à l'arrestation. Elle retourne quelque temps à Paris.
E
n 1943, elle se réfugie à nouveau à la campagne, à Parmain, au 93 rue du Maréchal Foch, dans la Seine-et-Oise), sous le nom de Nicole Sauvage ( initiales identiques à celles de son identité réelle) . Elle se fait passer pour l'institutrice de ses filles, Claude, Anne, et Dominique.
En juillet
1944, elle rentre à Paris. S'estimant heureuse d'avoir échappé à la mort, elle ne parlera pas de cetépisode dramatique, par respect pour ce que d'autres avaient subi.
En
1948, refusé par Gallimard, Portrait d'un inconnu, pourtant préfacé par Jean-Paul Sartre ( « un livre difficile et excellent,...un anti-roman qui se lit comme un roman policier »), est publié chez un petit éditeur, Robert Marin. Ce roman a peu de succès.
En
1949, elle achète une maison de campagne à Chérence (au 12 rue de l'Église, Seine-et-Oise). C'est là qu'elle écrira durant les week-ends et les vacances. Elle aime aussi marcher jusqu'à la ferme du Chesnay et au moulin de Fourges, de l'autre côté de l'Epte, ou admirer les rives de la Seine entre Vétheuil et La Roche-Guyon.
En 1953, elle publie chez Gallimard Martereau, grâce au soutien de Marcel Arland. Martereau reçoit un meilleur accueil de la critique et du public, peut-être abusé par le caractère « policier » de l'intrigue, l'achat par l'oncle du narrateur d'une maison de campagne sous le couvert d'un homme de paille, Martereau, « personnage » en apparence monolithique, auquel le neveu se raccroche. Mais, au-delà de la trame-alibi, la désintégration du personnage stéréotypé, tout aussi agité de tropismes que les autres, et surtout l'importance donné aux mouvements qui précèdent le dialogue, première et éblouissante démonstration de ce que l'écrivain appelle les sous-conversations, marquent une nouvelle étape dans la recherche de Nathalie Sarraute. .
En
1956, elle publie Essais sur le roman de l'Ere du soupçon (compilation de quatre articles publiés entre 1947 et 1956 dans les Temps Modernes et la NRF). Cet ensemble de textes sert de fondement au Nouveau Roman. Elle devient alors, avec Alain Robbe-Grillet, Michel Butor ou encore Claude Simon, une figure de proue du courant du Nouveau roman. C'est le critique Émile Henriot, lance l'expression de "Nouveau roman" pour qualifier certains auteurs qui font fi de l'intrigue et des personnages.
En
1957, sa légende débute avec la republication, de Tropismes. Elle a presque soixante ans, mais a devant elle quarante ans de travail encore
En
1959, elle publie le Planétarium et remporte un grand succès. Dans ce roman, Sarraute abandonne complètement le « je » narrateur des deux précédents, pour le remplacer par une sorte de conscience anonyme et transparente. Nathalie Sarraute est désormais invitée à faire des tournées de conférences dans le monde entier.
En
1963, elle publie Les Fruits d'or, ce qui lui vaudra le prix international de Littérature en 1964. On n'y trouve aucune intrigue, l'anonymat du personnage y est poussé à l'extrême et il n'y reste plus trace du monde extérieur : tout au long du livre, des personnages quelconques parlent d'un roman.
En
1964, elle publie Le Silence, sa première pièce de théatre, aussi désincarné que ceux de Samuel Beckett, au Mercure de France. « L'idée m'est venue d'un certain silence. Tiré par ce silence un dialogue a surgi, ça s'est mis à parler, à s'agiter, à se démener, à se débattre ».
En
1966, elle publie Le Mensonge, sa seconde pièce de théâtre. Quatre femmes et deux hommes, dont on ignore tout et qui sont désignés par des numéros, vont être complètement perturbés par le silence de Jean-Pierre.
En
1968, elle publie Entre la vie et la mort qui exprime la difficile recherche d'équilibre entre "le besoin de solitude et le besoin de l'adhésion d'autrui".
En 1970,
elle publie Isma, ou Ce qui s'appelle rien. Cette pièce est publiée avec Le Silence et Le Mensonge chez Gallimard. Elle sera créée en 1973.
En
1971, elle prend part au colloque de Cerisy-la-Salle sur le Nouveau roman en compagnie de Michel Butor, Claude Ollier, Robert Pinget, Jean Ricardou, Alain Robbe-Grillet et Claude Simon.
En
1972, elle publie Vous les entendez ?, où il ne s'agit plus de littérature, mais de l'art et de sa réception - une sculpture de pierre primitive provoquant par sa seule présence conflits et tensions au sein d'une famille - l'oeuvre d'art est cette fois menacée, non par des paroles, mais par des rires, « énigme illimitée où les rapports humains se réfléchissent les uns les autres sans jamais s'arrêter en une signification définitive ».
En
1976, elle publie Disent les imbéciles. Elle est reçue docteur Honoris Causa de l'Université de Dublin.
En
1978, elle publie Elle est là.
En
1980, elle publie L'usage de la parole qui reprend la forme poétique des Tropismes, des morceaux distincts sur un même sujet : l'usage de la parole. Elle est reçue docteur Honoris Causa de l'Université de Canterbury.
En
1982, elle publie Pour un oui pour un non, qui est sa sixième pièce publiée chez Gallimard. Le Ministère de la Culture lui décerne le Grand Prix national des Lettres.
En
1982, elle publie Enfance. Son émouvante autobiographie conquiert le grand public.
Ray
mond Sarraute meurt l'année de leur soixantième anniversaire de mariage, en 1985.
En 1989, elle publie Tu ne t'aimes pas.
Le
18 mai 1991, elle est Docteur honoris causa à l'Université d'Oxford.
En
1995, elle publie Ici. La parole et le langage sont sur la sellette dans celivre : trous de mémoire, conversations, expressions convenues, coqs-à-l'âne... A chaque fois surgissent des instants d'instabilité, puis la brèche se colmate, l'apaisement revient lorsque les mots, retrouvés, sont maîtrisés.
En 1996, elle fait don ou dépôt de tous ses manuscrits à la Bibliothèque Nationale de France. Elle reçoit le Grand Prix de théâtre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Son œuvre entre dans La Pléiade, la prestigieuse collection de Gallimard.
En
1997, elle publie Ouvrez.
Elle meurt à Paris
le mardi 19 octobre 1999 à l'âge de quatre-vingt-dix-neuf ans.

1939 Tropismes
1948 Portrait d'un inconnu 1953 Martereau
1956 L'Ère du soupçon Essais sur le roman
1959 Le Planétarium
1963 Les Fruits d'or
1964 Le Silence
1966 Le Mensonge
1968 Entre la vie et la mort
1970 Isma, ou Ce qui s'appelle rien (avec Le Silence et Le Mensonge)
1972 Vous les entendez ?
1975 C'est beau
1976 “ disent les imbéciles ”
1978 Elle est là
1980 L'Usage de la parole
1982 Pour un oui ou pour un non
1983 Enfance
1986 “ Paul Valéry et l'Enfant d'Éléphant ”, suivi de “ Flaubert le précurseur ”
1989 Tu ne t'aimes pas
1995 Ici
1997 Ouvrez
1998 Lecture
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 29 juin 2006 05:50

Jean Jacques Rousseau

Jean Jacques Rousseau
Écrivain et penseur d'expression française, Jean-Jacques Rousseau, est né à Genève le 28 juin 1712 et mort le 2 juillet 1778).

Biographie
Orphelin très
tôt, il sera apprenti chez un greffier, puis chez un maître graveur. C'est le curé de Confignon qui l'adresse à une nouvelle catholique d'Annecy, Madame de Warens. Devenu précepteur, il retournera fréquemment aux Charmettes, près de Chambéry, chez celle qu'il appelle sa « maman ».
A
Paris, en 1741, il essaie d'exploiter l'invention d'un système de notation musicale et se lie avec Denis Diderot et Mme d'Epinay. Il écrit pour l'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers des articles sur la musique.
En 1750, il répond au concours proposé par l'Académie de Dijon et en développant la thèse que le progrès est synonyme de corruption, il obtient le premier prix. Suit une autre « dissertation », le Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes, qui achève de le rendre célèbre.
L'''Émile'' ayant été condamné par le Parlement de Paris, il s'enfuit en Suisse, puis sur le territoire de Neuchâtel, qui appartient au roi de Prusse.
En
1765 Après un passage dans l'île de Saint-Pierre du lac de Bienne, il gagne l'Angleterre, appelé par le philosophe David Hume. En proie à la manie de la persécution, il finira par rentrer à Paris. Il achève les Confessions (où il invente le terme de « Cruscantisme ») et les complète par les Rêveries d'un promeneur solitaire.
En
1778, le marquis de Girardin lui offre l'hospitalité dans un pavillon de sa propriété d'Ermenonville, il y meurt subitement.
Le
3 juillet 1778, lendemain de sa mort, le sculpteur Houdon vient à Ermenonville prendre le moulage de son masque mortuaire.
Le 4 juillet, Girardin fait inhumer le corps dans l'île des Peupliers et partir de 1780, s'y élèvera le monument funéraire dessiné par Hubert Robert et sculpté par J.-P. Lesueur. Le philosophe est rapidement l'objet d'un culte, on visite assiduement sa tombe. Puis les révolutionnaires le porte aux nues, la Convention demande son transfert au Panthéon.
Le 11 octobre 1794 a lieu l'hommage solennel de la nation française, dans une grandiose cérémonie les cendres de Jean-Jacques Rousseau vont d'Ermenonville au Panthéon à Paris. Jean-Jacques Rousseau devient officiellement une des gloires de la nation française
L'œuvre d
e Rousseau s'inscrit contre la filiation nobiliaire et réveille cette inconnue de la « vieille » littérature, la sensibilité. Une sensibilité fondatrice de droits et de devoirs. Mais son influence trouvera sa pleine expression avec la Révolution française, le penseur politique en devient l'un des pères spirituels et tous se réclament de lui. Les révolutionnaires, d'un extrême à l'autre, prétendirent « ne marcher que le Contrat social à la main ». On détache de leur contexte quelques concepts (ceux de pacte social, de souveraineté populaire ou de volonté générale) et on trouve ainsi dans le traité une légitimation pour toutes les positions politiques.

Bibliographi
e
1750 : Discours sur les sciences et les arts
1752 : Le Devin du village
1755 : Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes
1757-1758 : Lettres morales
1761 : Julie ou la nouvelle Héloïse
1762 : Du Contrat social, Émile ou De l'éducation
posthume
: Les Confessions, Rêveries du promeneur solitaire

# Posté le jeudi 29 juin 2006 05:57

Jean Paul Sartre

Jean Paul Sartre
Jean-Paul Sartre est un philosophe et écrivain français né le 21 juin 1905 à Paris et mort le 15 avril 1980 à Paris. Sartre est orphelin de père à deux ans et grandit à Paris, dans un milieu bourgeois et intellectuel. Il fait ses études secondaires à Paris, au lycée Henri IV, où il fait la connaissance de Paul Nizan.
D
e 1922 à 1924, il est en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand.
En
1924 il est reçu à l'École Normale Supérieure. C'est là qu'il rencontre Simone de Beauvoir qui deviendra sa collaboratrice. Après un échec à l'agrégation de philosophie en 1928, il est reçu premier l'année suivante.
Il
sera pensionnaire pendant un an à l'Institut français de Berlin où il complète son initiation à la phénoménologie de Husserl.
De
1936 à 1939, il enseigne au Havre, à Laon et à Paris. Mobilisé à Nancy, il sera fait prisonnier, puis libéré en 1942. Par la suite Sartre est vu par certains comme résistant, tandis que le philosophe Vladimir Jankélévitch lui reproche au contraire son « manque d'engagement politique » pendant l'occupation allemande, et voit dans ses combats ultérieurs pour la liberté une tentative de racheter cette attitude. Devenu professeur, il publie des essais philosophiques et popularise le courant existentialiste français, qu'il contribuera à définir (L'existentialisme est un humanisme 1946). Il acquiert une notoriété et touche un vaste public grâce à ses romans (La nausée 1938), ses nouvelles (Le mur 1939), ses pièces de théâtre (Les mouches 1943) qui lui permettent de diffuser ses idées.
En
1945, il crée la revue des Temps Modernes. Après avoir suivi la ligne du parti communiste.
En
1956, il blâme la répression du soulèvement hongrois et en 1968, l'intervention soviétique en Tchécoslovaquie. Pendant la guerre d'Algérie, il prend résolument parti pour le F.L.N.
S
ymbolisant l'''intellectuel engagé'', il multiplie les prises de positions politiques. Jean-Paul
En
1964 Sartre se verra attribuer le prix Nobel de littérature, qu'il refusera car selon lui « aucun homme ne mérite d'être consacré de son vivant ». Il meurt le 15 avril 1980 à l'hôpital Broussais (Paris), faisant descendre dans la rue, à l'occasion de ses funérailles, quelque 50 000 personnes. Il est enterré - juste en face de l'appartement qu'il partageait avec Simone - au cimetière du Montparnasse à Paris.
Et depuis?
: « Nous n'avons plus de contemporain capital, de philosophe vers qui nous tourner, d'écrivain qui prenait parti, sans embages. Nous souffrons d'un manque de réponses, mais plus encore, peut-être, d'un manque de questions. Le piédestal sur lequel se dressait la statue du petit homme est bien vide. » J.J Brochier, dans Le Magazine littéraire, 1996 (Hors séri) Philosophe de la liberté, il s'inscrit dans la tradition humaniste et d'une critique de la bourgeoisie comme a pu le faire Luis Bunuel dans ses films.

Bibliographie

1936 : L'imagination
1938 :La nausée
1939 : Le mur
1940 : L'imaginaire
1943 : Les mouches, L'être et le néant
1945 : Huis clos, Les chemins de la liberté, L'existentialisme est un humanisme
1946 : Morts sans sépulture
1947 : La P... respectueuse, Baudelaire
1948 : Les Mains sales
1951 : Le diable et le bon dieu
1960 : Critique de la raison dialectique
1964 : Les Mots
1977-1965 : Situations
19971- 1972 : L'Idiot de la famille
1983 : Cahiers pour une morale (posthume)

# Posté le jeudi 29 juin 2006 06:03

Ionesco

Ionesco
1912 :Naissance d'Eugène Ionesco le 26 Novembre à Slatima (Roumanie). Son père est un avocat roumain et sa mère est française.
1913 :La famille Ionesco vient s'installer à Paris afin de permettre au père d'Eugène de préparer son doctorat de droit.
Période d
ifficile d'instabilité et de pauvreté. L'ambiance est tendue entre les parents d'Eugène.
1917 :C'est la guerre. Le père d'Eugène doit rentrer en Roumanie. Sa mère travaille dans une usine .
1918 -1919 :Eugène est mis en pension, avec sa sœur, en Mayenne (La Chapelle Anthenaise) dans un cadre paisible. Ionesco gardera un très bon souvenir de ce séjour.
1925 :Ionesco à 13 ans. Il doit retourner en Roumanie avec sa sœur à la suite du divorce de ses parents, son père ayant obtenu la garde des enfants.
Ionesc
o apprend le roumain qu'il ne connaissait pas et poursuit de brillantes études secondaires.
1929 :Ionesco est étudiant à l'Université de Bucarest. Il obtient un diplôme lui permettant de devenir professeur de français.
1930 :Premiers articles de Ionesco dans la revue Zodiac
1936 :Ionesco se marie. Il épouse une étudiante en philosophie.
1938 :Le couple part pour la France. Il travaille à une thèse sur Les Thèmes du péché et de la mort dans la poésie française depuis Baudelaire. Problèmes financiers et petits métiers. Le couple rentre en Roumanie en 1940 et revient en France, à Marseille, en 1942
1944 :Le couple s'installe à nouveau à Paris.
Naissance
de leur fille Marie-France
1948 :Mort de son père
Ion
esco est correcteur dans une imprimerie. Il se lie d'amitié avec André Breton, Luis Bunuel, Adamov et Cioran.
1950 :Il est naturalisé français.
La
Cantatrice chauve est créée au Théâtre des Noctambules . La pièce est accueillie froidement
1951 :La Leçon au Théâtre de Poche .
La critique classique manifeste son hostilité. Les salles restent vides. Mais un cercle d'admirateurs commence à se créer : Ils saluent ce comique né de l'absurde où l'insolite fait éclater le cadre quotidien.
1952 :Les Chaises
1953 :Le Maître, Victimes du Devoir, La Jeune fille à marier.
1954 :Amédée ou Comment s'en débarasser
Reprise des Chaises. Jean Anouilh écrit un article élogieux en première page du Figaro, un quotidien qui n'avait jamais pourtant applaudi aux pièces de Ionesco.
1955 :Jacques ou la Soumission, Le Nouveau Locataire, Le Tableau
1956 :L'Impromptu de l'Alma,
1957 :L'Avenir est dans les Oeufs
1958 :Rhinocéros
1959 :Tueur sans gages
1960 :Jean-Louis Barrault crée Rhinocéros à l'Odéon. C'est la consécration pour Ionesco.
1962 :Le roi se meurt
Notes et
Contre-notes
1963 :Le Pton de l'Air
1966 :Création à la Comédie française de La Soif et la Faim
1967 :Journal en Miettes
1968 :Présent-Pas, Passé-Présent
1970 :Cation à la Comédie française de Jeux de Massacre
1971 :Ionesco est reçu à l'Académie française
1972 :Macbett
1973 :Ce Formidable Bordel
Le
Solitaire, unique roman d'Eugène Ionesco
1975 :L'Homme aux Valises
1989 :Ionesco est fêté à la Nuit des Molières
1994 :Ionesco meurt le 28 mars
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 29 juin 2006 06:10