Baudelaire

Baudelaire
1821: Naissance à Paris de Charles Baudelaire. Il est le fils de Joseph-François Baudelaire, né en 1759, et de Caroline Archenbaut-Dufaÿs, née en 1793.
1827: mort du père de Charles Baudelaire.
1828: la mère de Charles Baudelaire se remarie au général Aupick. Une mutuelle incompréhension s'élèvera bientôt entre le futur poète et le militaire.
1836: Après un jour de quatre ans à Lyon, Baudelaire est inscrit au Collège Louis-le-Grand de Paris.
1840-41: Baudelaire entretient dans le Quartier latin une vie que sa famille considère scandaleuse.
Juin 1841-Février 1842: Pressé par sa famille, Baudelaire s'embarque vers les Indes. De fait, son voyage s'arrêtera à l'île Maurice. Des poèmes comme A une Dame créole, L'Albatros et Parfum exotique sont, au moins en partie, inspirés de ce voyage.
1842: Baudelaire fait la connaissance de Jeanne Duval qui lui inspirera de nombreux vers, entre autres ceux de La Chevelure et du Serpent qui danse.
1845-46: Publication de nombreux articles de critique.
1847: Découverte d'Edgar Poe. Baudelaire voit, chez l'auteur américain, une sorte de frère spirituel. En effet, une même conception de l'art, un même dédain du peuple et un identique intérêt pour ce que Poe appelle le démon de la perversité (c'est-à-dire le goût du mal pour le mal) réunissent les deux poètes.
1847: Baudelaire rencontre Marie Daubrun dont les yeux lui inspirent en particulier Le Poison et Ciel brouillé..
1848: Il participe aux journées révolutionnaires de février; cela oblige à nuancer l'image selon laquelle Baudelaire était un poète hautain, reclus dans sa tour d'ivoire.
1852: Il envoie de nombreux poèmes à Mme Sabatier, celle qu'il associe à l'amour spirituel (cf. par exemple Harmonie du Soir et L'Aube spirituelle)
1856-57: Baudelaire publie sa traduction des Histoires et des Nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Poe.
1857: En juin, publication des Fleurs du mal. Le 20 août, un procès en moralité est instruit contre l'auteur. Baudelaire et l'éditeur (Poulet-Malassis) seront condamnés à des amendes et six poèmes (maintenant regroupés sous le titre des Pièces condamnés et réunis dans Les Épaves) devront être retirés.
1860: Publication des Paradis artificiels. Ce recueil témoigne de l'importance, pour Baudelaire, du monde des sensations ainsi que de son «goût de l'infini».
1861: Publication de la seconde édition des Fleurs du mal. En avril, Baudelaire fait également paraître un long article sur Richard Wagner (cf. la section sur Baudelaire: le critique d'art).
1864: Baudelaire s'installe à Bruxelles où il donne une tournée de conférences. Le pays, qui lui plaît d'abord, finit par lui apparaître détestable et le séjour en Belgique devient extrêmement pénible.
1866: Lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur, Baudelaire perd connaissance. Des troubles cérébraux, en particulier l'aphasie, s'abattent sur le poète.
1867: Mort de Charles Baudelaire. Il est inhumé au cimetière Montparnasse.
1868: Publication, à titre posthume, du Spleen de Paris, ainsi que des Curiosis esthétiques.
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# Posté le jeudi 29 juin 2006 06:18

Voltaire

Voltaire
1694: François Marie Arouet naît le 21 novembre à Paris. Il est le troisième enfant d'une famille dont le père est receveur à la Cour des Comptes.

1704: I
l effectue de 1704 à 1711 de brillantes études de rhétorique et de philosophie chez les jésuites du collège Louis Le Grand. Cette éducation l'initie aux plaisirs de la conversation et du théâtre.

Son parrain, l'abb
é de Châteauneuf le présente à Ninon de Lenclos, alors âgée de plus de quatre-vingt ans. La légende veut que la vieille courtisane, charmé par le jeune homme, l'ait couché.... sur son testament.

1713: Le jeune Françoi
s Marie Arouet néglige ses études de droit. Il part comme secrétaire d'ambassade à la Haye. Il tombe amoureux d'une jolie huguenote, l'ambassadeur le renvoie à Paris.

1714: Son parrain
, l'abbé de Châteauneuf, l'introduit dans les milieux mondains et libertins parisiens. Il vole de château en château et anime les dîners galants de ses vers hardis.

1716: Ses écrits sat
iriques sur les amours incestueuses du Régent font scandale. Ce mélange d'insolence et d'inconscience lui vaudront d'être emprisonné onze mois à la Bastille ( mai 1717 à avril 1718).

1
718: Dès sa sortie de prison, le jeune Arouet prend le pseudonyme de Voltaire (anagramme probable de A.R.O.V.E.T L.e I.eune). Il présente sa première tragédie, ¼dipe et connaît un beau succès.

1722: Le Régent,
guère rancunier, lui accorde une pension.

Mort de son père, q
ui lui lègue une belle fortune.

172
3: Il publie La Henriade, une épopée consacrée à la grandeur de Henri IV.

1725: Il est
chargé des représentations théâtrales pour les fêtes du mariage de louis XV.

1726: À la suite d'u
ne altercation avec le chevalier de Rohan, Voltaire est une nouvelle fois embastillé pendant deux semaines.

A sa libératio
n, il s'exile en Angleterre. Il y passera deux ans et demi.

C
e séjour au sein de la monarchie parlementaire et libérale anglaise l'influencera. Il y découvrira notamment la tolérance religieuse et un "souffle"de liberté.

1728: Il dédie La Henriad
e, à la reine d'Angleterre. Cette ½uvre sera très appréciée des anglais.

1729: Reto
ur en France.

1731: Histoire de Charle
s XII. Le gouvernement ordonne la saisie de cette ½uvre, mais celle-ci circulera clandestinement.

1732: Zaïre, tragédie écr
ite en trois semaines. Il obtient un immense succès et apparaît comme le digne successeur de Corneille et Racine.

1773: Le
Temple du Goût.

1734
: Lettres Philosophiques. Voltaire y fait l'éloge des m½urs politiques anglaises; une façon pour lui de dénoncer les travers de la monarchie française. Ces lettres déclenchent un immense scandale. Elles sont condamnées à être brûlées et Voltaire, pour échapper à la Bastille, doit quitter Paris. Il se réfugie dans le château d'Emilie du Châtelet, à Cirey en Champagne. Il y restera dix ans et va s'adonner à l'étude, à l'écriture, à des expériences de physique et à la philosophie scientifique. Il compose également plusieurs pièces de théâtre.

1735: T
raité de métaphysique,

Mort de Jules César


1736: Le Mondain,
poème à la fois épicurien et ironique, sur le bonheur d'être sur terre.

Alzire ou les Américains

L'E
nfant Prodigue

Vol
taire entame en Août, des relations épistolaires avec Fréderic II, alors prince royal de Prusse. Cette correspondance débouchera en 1741 sur un premier séjour de Voltaire à Berlin, chez celui qui sera devenu entre-temps roi de Prusse.

1738: Élém
ents de la philosophie de Newton, ouvrage de vulgarisation qui contribua largement à la diffusion des idées nouvelles.

173
9: Une Vie de Molière

1741: Mahomet ou le fa
natisme, essai sur le drame du pouvoir.

1744: Le comte d'Arge
nson, devenu ministre des Affaires Etrangères, fait revenir Voltaire à Paris. Il est également soutenu par Mme de Pompadour, la nouvelle favorite du roi. Il devient historiographe du roi Louis XV

La B
ataille de Fontenoy

1746: Voltaire est élu à
l'académie française

1748: Zad
ig : premier conte philosophique important de Voltaire. Il traite de la destinée humaine, du bonheur, du destin, du bien et du mal...

Sémiramis, tragédie.


Voltaire est
peu apprécié du couple royal. Déçu, désabusé, il se retire un an, avec Emilie du Châtelet, à la cour du roi de Pologne Stanislas, à Lunéville.

1749: Mme du Châtelet, qui
a une liaison avec le jeune poète Saint-Lambert, meurt en couches. Cette mort affecte profondément Voltaire qui décide alors de répondre à l'invitation de Frédéric II, et part pour la Prusse.

1750:
Oreste

On retire
à Voltaire, contre les usages, sa fonction d'historiographe. Il part pour Berlin à la cour du roi Fréderic II de Prusse. Les relations entre le roi philosophe et le philosophe roi sont d'abord idylliques, mais celles-ci deviendront vite orageuses.

1751: Le Siècle de Louis XIV


1752: Micr
omégas, conte philosophique qui traite de la relativité des connaissances.

1753
: Brouille entre Frédéric II et Voltaire. Le philosophe doit quitter l'Allemagne. La France lui refuse l'asile, en raison du scandale causé par l'édition pirate de son Abrégé de l'Histoire Universelle. Voltaire s'installe à Ferney, près de Genève.

1755: En mars, il s'installe a
vec Mme Denis, dans les environs de Genève. Il achète une propriété qu'il appelle Les Délices.

1756: Essai sur l'Histoire
générale et sur les m½urs. Voltaire joue un rôle essentiel dans le renouveau des études historiques.

Poème sur le désastre
de Lisbonne

Premier désaccord
avec Rousseau sur la question de la Providence.

1757: Il coll
abore au septième tome de l'Encyclopédie.

Les autorités gene
voises n'apprécièrent pas l'article Genève qu'il y rédige, en raison des critiques sévères contre la République et la religion calviniste qu'il contient.

1759: Candide, conte philosophique considéré comme l'un de ses chefs d'oeuvre. Le héros, Candide, est un jeune homme crédule à qui son précepteur, Pangloss, inculque une théorie très simpliste sur l'optimisme. Les mésaventures du jeune héros mettent à mal cette doctrine. Cela permet à Voltaire de se moquer de toutes les théories métaphysiques qui ne résistent pas à l'épreuve des faits. Au-delà du procès de l'intolérance, du fanatisme, de la mauvaise foi ou de la superstition, Candide est aussi une défense du pragmatisme, présenté comme une forme de lucidité et de sagesse.

1760: V
oltaire s'établit à Ferney. Il va faire de cette petite ville du pays de Gex, un haut lieu de l'Europe intellectuelle.

Il e
ngage une correspondance avec plusieurs souverains : l'impératrice Catherine II de Russie, Frédéric II, les rois de Pologne, du Danemark et de Suède.

De
Paris, des personnages influents lui témoignent également leur soutien : Choiseul (alors Ministre des Affaires étrangères), d'Alembert, Richelieu, Turgot, Condorcet...

1762: Voltaire dé
fend Calas, un huguenot condamné sans preuve pour avoir tué son fils, qu'il soupçonnait de vouloir se convertir au catholicisme

1763: Traité sur la Tolér
ance à l'occasion de la mort de Jean Calas

Ce Traité sur la T
olérance est une protestation contre l'injustice faite à l'accusé et contre le fanatisme d'une accusation née de la rumeur et de la haine.

1764: Le Dictio
nnaire philosophique portatif. Voltaire y raille la métaphysique, le fanatisme, la théologie et y expose ses grands principes politiques : Lois, Etats, Gouvernements...

Commentaires su
r Corneille

1765: La Philosoph
ie de l'Histoire

1770: Neuf Vo
lumes de Questions sur l'Encyclopédie

1772: Epître à Horace

1775: Lettres de M. de Voltaire à l'Académie française

1778:
Voltaire quitte Ferney le 5 février.

Retour triomphal à Paris
.

Voltaire meurt le 30 mai et
est enterré presque clandestinement, l'Eglise lui ayant refusé des obsèques. Pourtant, en février, 4 mois avant sa mort, il déclarait vainement, dans une ultime profession de foi : " Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, en détestant la superstition.."

1791: Sa dépoui
lle est transférée au Panthéon.

# Posté le jeudi 29 juin 2006 06:20

Modifié le mercredi 08 novembre 2006 07:30

Molière

Molière
1622 : Naissance à Paris de Jean-Baptiste Poquelin, fils d'un marchand tapissier, fournisseur officiel de la Cour
1632 : Mort de sa mère
1635 : Jean-Baptiste entre au collège de Clermont (actuel lycée Louis le Grand). Il a pour condisciple le prince de Conti, qui deviendra l'un de ses protecteurs
1640 : Il suit des études de droit pour devenir avocat, titre qui permet alors l'achat d'une charge dans la justice ou l'administration.
1641 : Jean-Baptiste est reçu avocat
1643 : Il renonce à la possibilité de promotion sociale que lui offre ce diplôme. Il décide, contre l'avis de son père, de devenir comédien. Avec sa maîtresse Madeleine Béjart, une comédienne déjà connue, la famille de celle-ci et quelques autres comédiens, il fonde la compagnie théâtrale l'Illustre-Théâtre.
Il prend le nom de
Molière. Les raisons qui l'ont incité à choisir ce pseudonyme n'ont jamais été élucidées.
1645 : Au printemps, la troupe l'Illustre-Théâtre fait faillite
Emprisonné pour dettes en Août, Molière est libéré deux jours plus tard, grâce à l'intervention de son père . La même année, il quitte Paris, avec la troupe de Charles Dufresne. Ils vont parcourir l'ouest et le sud de la France pendant plus de treize ans
1650 : Molière devient le directeur de la troupe de Charles Dufresne
1653 : Le Prince de Conti parraine la troupe de Molière. Il la prendra sous sa protection jusqu'en 1657.
1655 : Moliè
re devient auteur dramatique. Il écrit l'Etourdit, qui est joué à Lyon
1656 : Il écrit le Dépit amoureux qui est créé à Béziers
1658 : Molière a trente six ans. Il rentre à Paris fort d'une double expérience d'acteur comique et d'auteur dramatique. Il reçoit la protection de Monsieur, le frère du roi. Il joue devant le jeune Louis XIV, au Louvre, le Docteur Amoureux. Cette pièce plaît au roi qui accorde à la troupe de Molière le droit de partager avec les Comédiens-Italiens, la salle du Petit Bourbon.
1659 : Molière connaît un grand succès avec les Précieuses ridicules. Cette pièce est créée lors de la même représentation que Cinna de Corneille et fait un triomphe
1660 : Sganarelle ou le Cocu imaginaire. Nouveau grand succès pour Molière qui trouve dans Sgnarelle l'un de ses rôles fétiches
1661 : La troupe de Molière s'installe définitivement au Palais-Royal
L'École
des maris et les Fâcheux assoient sa renommée
1662 : Il épouse Armande Béjart, la fille de Madeleine Béjart. Ce mariage avec la fille de sa maîtresse, lui vaut d'être accusé de relations incestueuses avec cette personne qui pourrait être sa fille.
Il réussit
son coup de maître en écrivant l'Ecole des femmes, la première des comédies de la maturité, en cinq actes et en vers. Cette pièce, qui soulève des questions importantes (l'institution du mariage et l'éducation des filles), tranche nettement avec les thèmes habituels de la farce ou de la comédie à l'italienne. Innovation littéraire en même temps que critique originale de la société du temps, elle irrite certains auteurs concurrents autant qu'elle choque les tenants de la morale traditionnelle.
L'Ecole des f
emmes connaît un énorme succès, et vaudra à Molière une longue polémique. Cette querelle occupera toute l'actualité littéraire de l'année 1663, avec ses pamphlets, ses textes satiriques et ses quolibets.
1663 : Molière répond à ses adversaires en écrivant La Critique de l'École des femmes et l'Impromptu de Versailles. Pièces dans lesquelles il tourne en dérision ses détracteurs (petits marquis, faux vertueux, troupe rivale de l'hôtel de Bourgogne...)
1664 : Le Mariage forcé, la Princesse d'Elide
Tartuffe, joué à Vers
ailles, provoque un tollé chez les catholiques. La pièce est interdite à la demande de l'archevêque de Paris.
La ba
taille de Tartuffe durera près de cinq ans. Remaniée, la pièce sera à nouveau interdite en août 1667. Elle sera cependant jouée, en présence du frère du roi, chez le Grand Condé.
1665 : Louis XIV décide de prendre officiellement Molière sous sa protection. Il décerne à ses comédiens le titre de troupe du roi
Dom Juan
, pièce dont le personnage principal se sent " un c½ur à aimer toute la terre". La pièce connaît un succès de cinq semaines. Puis elle est étouffée avant même que les adversaires de Molière puissent faire paraître leurs pamphlets contre cette pièce , qui selon eux, prône l'athéisme.
L'Amour médecin
1666 : Le Misanthrope. Cette pièce conte les mésaventures d'Alceste, un personnage d'une loyauté et d'une probité indéfectibles. Elle connaît un succès mitigé, mais sa dimension morale lui assurera un prestige qui ne fera que croître les siècles suivants
Le Médecin ma
lgré lui, qui est aujourd'hui l'une des plus connues et des plus jouées des pièces de Molière.
Melicerte
1667 : La Pastorale comique
Le Si
cilien ou l'Amour-peintre
1668 : Amphitryon
Georges
Dandin
L'Av
are : Cléante et Elise, les deux enfants d'Harpagon craignent chacun pour leur amours respectifs. L'avarice de leur père fait obstacle à leur bonheur. Heureusement le vol d'une cassette viendra bouleverser les plans de l'avide vieillard
1669 : Monsieur de Pourceaugnac
Tartuffe enfin autori
sé connaît un triomphe
1670 : Le Bourgeois gentilhomme, une comédie-ballet dont Lully compose la musique et qui fustige le snobisme de Monsieur Jourdain, un piètre imitateur de la noblesse
Les Amants magnifiques
1671 : Psyché
la Comtesse d'Escarbagnas
L
es Fourberies de Scapin, une comédie d'intrigue qui s'inscrit dans la tradition italienne que Molière avait exploité au début de sa carrière, notamment avec l'Etourdi. Molière jouera, lui-même, le rôle de Scapin, le valet meneur de jeu
1672 : Les Femmes savantes (1 672), une sévère condamnation du pédantisme
Cette an
née-là, Molière est supplanté par Lully, promoteur de l'opéra en France, qui obtient le privilège royal lui accordant l'exclusivité de la représentation des ½uvres chantées et dansées.
Par fave
ur spéciale, le roi autorise toutefois Molière à intégrer des scènes musicales et chorégraphiques dans le Malade imaginaire
1673 : Création du Malade imaginaire, au Palais-Royal, le 10 février
Mo
lière tient le rôle d'Argan. Il est pris d'un malaise lors de la quatrième représentation. Il est transporté chez lui, rue de Richelieu . Il meurt d'une hémorragie. N'ayant pas abjuré sa profession de comédien, il ne pourra, malgré son désir, recevoir les derniers sacrements.
Molière échappe de peu à la fosse commune. Il ne put être inhumé que grâce à l'intercession d'Armande Béjart auprès de Louis XIV. Il fut enterré de nuit, suivi dans la brume, par de nombreux amis, sans aucune cérémonie.
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# Posté le jeudi 29 juin 2006 13:54

Modifié le jeudi 29 juin 2006 14:25

Mouvement

Mouvement
Après cela on croit avoir enfin fini!mais non!il faut savoir à quels mouvements ils se rattachent!!

Voltaire, Kant, Montesquieu et Rousseau:Les Lumières

Définition :Lumières, siècle des, terme qui désigne le XVIIIème siècle en tant que période de l'histoire de la culture européenne, marquée par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hiérarchie religieuse, principaux éléments de l'idéologie politique qui fut au fondement de la Révolution française. L'expression était déjà fréquemment employée par les écrivains de l'époque, convaincus qu'ils venaient d'émerger de siècles d'obscurité et d'ignorance et d'entrer dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science et le respect de l'humanité.
Les précurseurs :

Les phil
osophes rationalistes du XVIIème siècle, tels que René Descartes et Baruch Spinoza, les philosophes politiques Thomas Hobbes et John Locke, et certains penseurs sceptiques en France comme Pierre Bayle peuvent être considérés comme les précurseurs des Lumières, bien que certains éléments de leurs doctrines qui allaient à l'encontre des conceptions empiristes et antiautoritaires des penseurs du XVIIIème siècle eussent été rejetés par ces derniers. Les découvertes scientifiques et le relativisme culturel lié à l'étude des civilisations non européennes contribuèrent également à la naissance de l'esprit des Lumières.
La raison e
t le progrès :
La pl
us importante des hypothèses et espérances communes aux philosophes et intellectuels de cette époque fut incontestablement la foi inébranlable dans le pouvoir de la raison humaine. La découverte de la gravitation universelle par Isaac Newton fit une impression considérable sur le siècle. Grâce à l'usage judicieux de la raison, s'ouvrait un progrès perpétuel dans le domaine de la connaissance, des réalisations techniques et des valeurs morales. Dans le sillage de la philosophie de Locke, les penseurs du XVIIIe siècle considéraient, à la différence de Descartes, que la connaissance, loin d'être innée, procédait uniquement de l'expérience et de l'observation guidées par la raison. Ils affirmaient que l'éducation avait le pouvoir de rendre les hommes meilleurs et même d'améliorer la nature humaine. La recherche de la vérité devait se poursuivre dorénavant par l'observation de la nature plutôt que par l'étude de sources autorisées telles qu'Aristote et la Bible. Par contre la plupart des penseurs des Lumières ne renoncèrent pas complètement à la religion. Ils adoptèrent plutôt une forme de déisme, acceptant l'existence de Dieu et d'un au-delà, mais rejetèrent les arcanes de la théologie chrétienne. Ils n'attaquèrent rien avec autant de violence et de férocité que l'Église, sa richesse, son pouvoir politique et sa volonté d'entraver le libre exercice de la raison.

Baudelaire: Le Symbolisme

Défini au sens stric
t, le symbolisme représente un cercle littéraire assez restreint dont faisaient partie des poètes comme Stuart Merrill, Albert Samain et, à une certaine époque, Jean Moréas. Ce dernier publie d'ailleurs le manifeste du mouvement en 1886, dans le Figaro. Dans cet article, Moréas parle d'un art qui serait ennemi de la déclamation, de l'enseignement et de la fausse sensibilité et il proclame que la poésie devrait désormais suggérer plutôt que décrire. Il ajoute que l'usage de mots rares, de métaphores raffinées et de vers impairs permettrait de renouveler la langue poétique.
Si le cercle symboliste
dont nous venons de parler a eu une vie éphémère, il reste que les préoccupations qui se faisaient jour dans le manifeste de Moréas étaient celles de très nombreux artistes de la fin du dix-neuvième siècle, partout à travers l'Europe. De fait, il fallait, pour plusieurs, échapper au règne de la pensée rationaliste imposée par la science et relayée par le naturalisme tout en créant de nouvelles formes artistiques. Il ne s'agissait plus de décrire la société telle que chacun peut la voir, mais au contraire d'inventer du neuf, de donner à voir ce que nul auparavant n'avait aperçu : l'expérience de la voyance tentée par Rimbaud suit cette voie, tout comme l'idée baudelairienne de correspondances ou la pensée de Mallarmé selon laquelle le monde tout entier est fait pour aboutir à un livre.
C'est donc en
comprenant le mot «symbolisme» dans son sens le plus vaste que nous avons bâti ce site. Il s'agit dès lors, pour nous, d'un courant culturel qui a touché l'ensemble des pays européens à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle. Ce mouvement radicalement neuf, foncièrement étranger à tout réalisme et à tout rationalisme, nous allons le décrire à partir de l'oeuvre de plusieurs poètes de langue française, mais aussi à partir des six thèmes suivants : l'impalpable, les angoisses du Moi, les images de la femme, la décadence, le sentiment religieux et la volonté de créer un art total.

Molière: Le Classicisme

L'adjectif
classique est ancien. Il désigne dans la Rome antique un "citoyen de première classe". Le français à retenu l'idée de qualité, d'excellence. Au XVIIe siècle, ce terme désigne les auteurs antiques, latins particulièrement, dignes d'être enseignés dans les écoles. Ce n'est en fait qu'au début du XIXe siècle que les premiers écrivains du Moi donnent à ce mot son sens moderne, en l'opposant au romantisme naissant.

Le besoin général de codifier et normaliser
Le XVIe siècle et les précieux avaient cherché à enrichir leur vocabulaire. A La fin du XVIIe siècle on va maintenant chercher à établir la liste officielle des mots. Le premier dictionnaire paraît en 1694, accompagné d'un précis grammatical. La langue française est ainsi normalisée. En littérature, on s'attache à différencier les genres : farce, comédie, drame, tragédie ; roman et nouvelle.

Le culte des anciens
Pendant
le Moyen Âge et surtout à la renaissance, on n'a cessé d'admirer lenie des anciens. Les écrivains classiques, à leur tour, les imitent car ils pensent que les grands auteurs de l'antiquité avaient atteint la perfection, prouvé selon eux par la durée de leur renommée. Molière a ainsi imité Plaute, Racine Sénèque ou Euripide, La Fontaine le fabuliste grec Ésope, Boileau dans son Art Poétique la Poétique d'Aristote...

L'idéal classique
Souci de perfection, d'où l'autorité de la raison, de l'ordre, et des règles qui en découlent : respect de la vraisemblance et des bienséances ; souci d'éternel, d'universel, c'est la raison pour laquelle les écrivain de cette période privilégient la description d'un type humain plutôt que d'un individu. Certains auteurs classiques réprouvent la préciosité (par exemple, Molière dans Les Précieuses ridicules.)
L'idéal huma
in est l'honnête homme : il fait preuve de retenue, est ouvert, curieux, savant sans être pédant, agréable, poli, raffiné. En un mot, il doit plaire, tant par son physique, que par son discours.


Finalités de l'esthétique classique
Le b
ut primordial est de Plaire et d'instruire. L'art doit provoquer la réflexion par le biais d'une forte réaction émotionnelle (rires, pleurs, terreur...), sinon, il reste superficiel et inutile.
L'art classique se veut naturel, mais ce naturel résulte d'une "recherche qui ne retient que ce qui est significatif" (Molière)

Le perfectionnisme : les écrivains classiques aiment le travail bien fait, et le génie n'empêche pas un énorme et rigoureux travail. Cependant ce travail doit rester invisible, sinon, l'½uvre perd son charme.

"Ving
t fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez"
Nicol
as Boileau, L'art poétique, Chant I, 1674

Les procédés privilégiés
les litotes
les formules générales

Sartre et Vian: L'Existentialisme

L'existentialis
me est un courant philosophique et littéraire mettant en avant la liberté individuelle, la responsabilité ainsi que la subjectivité. L'existentialisme considère chaque homme comme un être unique qui est maître de ses actes et de son destin.

L
'existentialisme affirme le primat de l'existence sur l'essence, selon la célèbre formule sartrienne : « l'existence précède l'essence ». Cette définition fonde la liberté et la responsabilité de l'Homme, puisque celui-ci existe sans que son être soit défini en aucune manière.
E
n fait, le mot existentialisme vient d'existence, contrairement à la langue allemande où le mot est plus original (Dasein) qui signifie "être-là". Jean-Paul Sartre, qui avait fait ses études sur l'existentialisme en Allemagne, avait aussi déclaré son invention lingusitique en utilisant le mot "existence" pour "Dasein".
On a cou
tume de considérer Søren Kierkegaard comme le premier existentialiste, et de distinguer un existentialisme athée ( Jean-Paul Sartre), et un existentialisme chrétien (Søren Kierkegaard, Gabriel Marcel, Karl Jaspers, voire Pascal pour certains).
L'e
xistentialisme a été marqué par Hegel et Nietzsche. Il a marqué outre les philosophes cités ci-dessus Maurice Merleau-Ponty, Simone de Beauvoir, Hannah Arendt, Hans-Georg Gadamer (herméneutique), ou encore Jürgen Habermas.
Après l
a Seconde Guerre mondiale, un courant existentaliste littéraire a compté, outre Sartre, Albert Camus et Boris Vian. À noter qu'il s'agit d'un courant littéraire ; d'un point de vue philosophique, Albert Camus était contre l'existentialisme, et Boris Vian était pataphysicien.
La p
hénoménologie comme source de l'existentialisme
S
artre empruntera beaucoup à la méthode phénoménologique. C'est d'abord une méthode qui vient de Husserl. Science des phénomènes, elle décrit la façon dont les choses se donnent à la conscience. La description des choses permet de découvrir leur essence et ce qu'est la conscience qui les pense. Pour cela, on fera varier imaginairement les points de vue sur la chose pour faire apparaître l'invariant. Par exemple, quel que soit le point de vue, un triangle a toujours trois côtés, qui font donc partie de son essence.
L'on
peut dire, en calquant sur le discours de Jean-Paul Sartre, qu'« l ne faut pas croire naïvement à ce que nous offre le monde » : le monde dépasse la simple conscience que l'on peut en avoir, c'est du reste parce que le phénomène ne se montre pas d'emblée qu'il faut une description qui débusque les choses, non derrière le visible, mais en lui (l'idée d'un arrière-monde caché derrière le visible n'intéressant pas la phénoménologie). Cette nécessité pour la conscience d'exister comme conscience d'autre chose que soi, c'est ce que Husserl appelle "intentionalité".

L'existentialisme chrétien
L'exis
tentialisme chrétien a connu un essor plus modéré que l'existentialisme athée. Ce courant philosophique, dont le principal représentant français est Gabriel Marcel est marqué par une profonde opposition entre l'humain, faible et angoissé et Dieu qui est absolu et transcendent. Le but de la vie est ainsi de se rapprocher de Dieu et d'essayer d'atteindre sa perfection en devenant un chrétien authentique.


Leiris:Le Surréalisme

Le surréalisme est u
n important mouvement de pensée de l'entre-deux-guerres issue du dadaisme. Le point de départ est, en France, la publication par André Breton, en 1924, du Manifeste du surréalisme, qui donne sa cohérence à l'entreprise. Le mouvement souhaite que soit accordé à ses productions, d'abord littéraire puis plastiques, le statut d'expérimentation scientifique : tentative pour explorer en profondeur à la fois le monde (notamment sa réalité cachée) et la pensée (notamment l'inconscient), et pour donner de l'un et de l'autre une connaissance totale.
L'
écrivain à succès Maryse Choisy profita du mouvement pour en créer un contraire, qu'elle baptisa avec humour le suridéalisme. Mais bien que la popularité de ses ouvrages ne souffre en rien de cette initiative, ce mouvement dont elle se réclamait disparut de lui-même.

Genèse

C'est en hommage à G
uillaume Apollinaire, mort en 1918, qui forgea ce néologisme pour qualifier le ballet Parade (Musique de Erik Satie, chorégraphie de Serge de Diaghilev, livret de Jean Cocteau, décor de Pablo Picasso) qu'André Breton et Philippe Soupault décidèrent d'appeler surréalisme ce « nouveau mode d'expression pure ». Ils furent rejoint en mars 1919 par Aragon, avec lequel ils fondent la revue Littérature, puis deux mois plus tard par Paul Éluard.
Le surréalisme trouve
son origine dans de multiples démarches artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle, il rejoignait ainsi le « supernaturalisme » de Gérard de Nerval et des romantiques allemands, et d'une certaine façon, également, le « surnaturalisme » d'Emmanuel Swedenborg et de Charles Baudelaire ; ses « applications plastiques » s'inspirent du cubisme. Cette aventure (« une attitude inexorable de sédition et de défi ») passe par l'appropriation de la pensée du poète Arthur Rimbaud (« changer la vie »), de celle du philosophe Karl Marx (« transformer le monde ») et des recherches de Sigmund Freud. Breton fut particulièrement influencé par son essai Le rêve et son interprétation, paru en 1900, est en retirant la conviction du lien profond unissant le monde réel le le monde sensible des rêves. L'analogie entre le rêveur et le poète, déjà présente chez Baudelaire, est dépassée : Breton considère le surréalisme comme une recherche de l'union de ces deux concepts si souvent opposés que sont le réel et l'imaginaire, comme le montre cette phrase tirée du Premier Manifeste du Surréalisme (1925) « je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, la surréalité. »

Évolution
En outre,
l'expérimentation surréaliste fait appel à des techniques de création (écriture automatique, sommeil hypnotique, « cadavre exquis », écriture collective, interrogation du « hasard objectif », prise de drogues hallucinogènes) qui rendent inopérants les critères esthétiques traditionnels : la « poésie » est ici avant tout moyen de connaissance de la réalité et du psychisme, et si la « beauté » en résulte, c'est comme produit d'une activité inconsciente occultée par des siècles de rationalisme.
Dans le P
remier Manifeste du Surréalisme , on peut lire ces deux définitions :
« Surréalisme,
n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. » ;
« Encyc
l. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie. »
Les ½uvres des sur
réalistes qui se situent aux confins du rationnel et de l'irrationnel, de la réalité et du rêve, exaltent aussi l'amour et l'érotisme comme fusion du moi avec la vie universelle : Philippe Soupault, Rose des vents (1920) ; André Breton, Clair de terre (1923), Nadja (1928) ; Benjamin Péret, Le Grand jeu (1928) ; Louis Aragon, le Libertinage (1924), le Paysan de Paris (1926), le Mouvement perpétuel (1926); Paul Éluard, Mourir de ne pas mourir (1924), Capitale de la douleur (1926), l'Amour la poésie (1929).
À la mouvance surréaliste appartient ég
alement Robert Desnos, célèbre pour sa pratique du sommeil hypnotique. En marge du surréalisme, Jean Cocteau est étroitement mêlé à la bohème parisienne, tandis qu' Antonin Artaud, exclu du groupe en 1926, compose une prose poétique « hallucinée ».
D'au
tre part, les surréalistes ont réhabilité ou fait découvrir des auteurs comme le marquis de Sade, Gérard de Nerval, Lautréamont, ainsi que des secteurs ignorés de la production littéraire comme le roman noir.

Une aventure internationale
Le surréalisme
connaît une fortune particulière dans la littérature francophone belge. Paul Nougé, dont la poésie présente un aspect ludique très marqué, fonde en 1924 un centre surréaliste à Bruxelles avec les poètes Camille Goemans, Marcel Lecomte, Louis Scutenaire ... Un autre groupe important, « Rupture », se crée en 1932, à La Louvière, autour de la personnalité d'Achille Chavée.
Le surr
éalisme belge prend ses distances à l'égard de l'écriture automatique et de l'engagement politique du groupe parisien. L'écrivain et collagiste ELT Mesens fut l'ami de René Magritte, les poètes Paul Colinet, Louis Scutenaire et André Souris appartiennent également au courant.

Le surréalisme exe
rcera une action stimulante sur le développement de la poésie espagnole, mais à la fin des années 1920 seulement et en dépit de la méfiance suscitée par l'irrationalisme inhérent à la notion d'écriture automatique. Ramón Gómez de la Serna définit ses rapprochements insolites, « greguerios », comme « humour + métaphore ». Le courant « ultraïste » déterminera un changement de ton chez les poètes de la « Génération de 27 », Lorca, Alberti, Aleixandre et Cernuda.
Les principes surréalistes se retrouvent en Scandinavie et en URSS. Le « poétisme » tchèque peut être considéré comme une première phase du surréalisme. Il s'affirme dès 1924 avec un manifeste publié par Karel Teige, qui conçoit la poésie comme une création intégrale, donnant libre cours à l'imagination et au sens ludique. Ses représentants les plus éminents furent Jaroslav Seifert et surtout Nezval, dont Soupault souligna l'audace des images et symboles. Le mouvement surréaliste yougoslave entretient d'étroits contacts avec le courant français grâce à Marko Ristió.
En
dépit d'une perte de prestige à partir de 1940, le surréalisme a existé comme groupe jusqu'aux années 1960, en se renouvelant au fur et à mesure des départs et des exclusions.
Le surré
alisme est entré finalement en politique grâce à l'Alternative Orange, un groupe artistique d'opposition polonais formé au principes des années 1980, dont le fondateur Major (Commandant) Waldemar Fydrych avait proclamé Le Manifesto du Surréalisme Socialiste. Ce groupe, qui organisait des happenings, peignait des graffiti absurdes en forme de lutins sur les murs des villes et était un des éléments les plus pittoresques de l'opposition polonaise contre le communisme, utilisait largement l'esthétique surréaliste dans sa terminologie et dans la place donnée à l'acte spontané.

L'écriture automatique
Par l'écriture automatique, le
s surréalistes ont voulu donner une voix aux désirs profonds, refoulés par celle de la société, cette « violente et traîtresse maîtresse d'école », selon le mot de Michel de Montaigne. L'objet surréaliste ainsi obtenu a d'abord pour effet de déconcerter l'esprit, donc de « le mettre en son tort ». Peut se produire alors la résurgence des forces profondes, l'esprit « revit avec exaltation la meilleure part de son enfance ». On saisit de tout son être la liaison qui unit les objets les plus opposés, l'image surréaliste authentiquement est un symbole. Approfondissant la pensée de Baudelaire, André Breton compare, dans Arcane 17, la démarche du surréalisme et celle de l'ésotérisme : elle offre « l'immense intérêt de maintenir à l'état dynamique le système de comparaison, ce champ illimité, dont dispose l'homme, qui lui livre les rapports susceptibles de relier les objets en apparence les plus éloignés et lui découvre partiellement le symbolisme universel. »
Le
peintre Max Ernst, de son côté, découvre pour son art une méthode analogue à l'écriture automatique, méthode que déjà Léonard de Vinci avait esquissée. Frappé par un plancher d'auberge dont les lavages avaient accentué les rainures, il pose sur elles au hasard une feuille et frotte à la mine de plomb. « En regardant attentivement les dessins ainsi obtenus, les parties sombres et les autres plus claires, je fus surpris de l'intensification subite de mes facultés visionnaires et de la succession hallucinante d'images contradictoires. »

Changer l'homme
Le mouvement Dada était ant
ibourgeois, antinationaliste et provocateur. Mais, aux yeux des surréalistes, l'artiste a une responsabilité politique et morale, son ½uvre est susceptible de transformer l'Homme. « Nous n'acceptons pas les lois de l'Économie ou de l'Échange, nous n'acceptons pas l'esclavage du Travail, et dans un domaine encore plus large nous nous déclarons en insurrection contre l'Histoire. » (tract La Révolution d'abord et toujours). Ces principes débouchent sur l'engagement politique : certains écrivains surréalistes adhèrent, temporairement, au Parti communiste français.
Aucun parti, cependant, ne
répondait exactement aux aspirations des surréalistes, ce qui fut à l'origine des tensions le Parti communiste français. André Breton n'a pas de mots assez forts pour flétrir « l'ignoble mot d'engagement qui sue une servilité dont la poésie et l'art ont horreur. » Dès 1930, pourtant, Louis Aragon acceptait de soumettre son activité littéraire « à la discipline et au contrôle du parti communiste ». La guerre fit que Robert Desnos et Paul Eluard le suivirent dans cette voie pendant quelques années. Condamnation de l'exploitation de l'Homme par l'Homme, du militarisme, de l'oppression coloniale, des prêtres pour leur ½uvre qu'ils jugent obscurantiste, et bientôt du nazisme, volonté d'une révolution sociale, ; et, plus tard, enfin, dénonciation du pragmatisme de l'Union Soviétique, tels sont les thèmes d'une lutte que, de la guerre du Maroc à la guerre d'Algérie, les surréalistes ont menée inlassablement. Ils ont tenté la synthèse du matérialisme historique et du mysticisme, en se situant au carrefour de l'anarchisme, et du marxisme, fermement opposés à tous les fascismes et aux religions.

Sarraute: Le Nouveau Roman

L'e
xpression Nouveau roman est due à Émile Henriot qui l'employa dans un article du Monde, le 22 mai 1957. Ce terme regroupe des ½uvres publiées à partir des années 1950, qui ont en commun un refus du genre romanesque classique : les intrigues et la psychologie des personnages passent au second plan, au profit d'un travail d'écriture qui veut profondément renouveler le genre romanesque.

Ma
lgré leur nom, les "Nouveaux romanciers" ne sont pas la première avant-garde littéraire. Mais à l'opposé de romanciers qui ont renouvelé l'écriture, comme Louis-Ferdinand Céline, ils réinventent leur style à chaque roman. Céline crée un style, résolument célinien, et y adhère par la suite ; pas les Nouveaux romanciers. Chaque livre se veut complètement nouveau, et est le lieu d'une expérimentation inédite sur l'écriture romanesque.
Repoussant les conventions du roman traditionnel, tel qu'il s'est imposé depuis le XVIIIe siècle et épanoui avec des auteurs comme Balzac ou Zola, le Nouveau roman se veut un art conscient de lui-même. La position du narrateur y est notamment interrogée : quelle est sa place dans l'intrigue, pourquoi écrit-il ? L'intrigue et le personnage, qui étaient vus comme la base de toute fiction, s'estompent eux-mêmes. Avec une orientation différente pour chaque auteur, voire pour chaque livre. Le jeu, ou "l'aventure", consiste à faire éclater les codes, notamment en s'imposant une contrainte.

Ionesco: Théâtre de l'absurde

Terme g
énérique employé pour la première fois par le critique Martin Esslin en 1962 pour classer les oeuvres de certains auteurs dramatiques des années 1950, principalement en France, qui rompaient avec les concepts traditionnels du théâtre occidental. Il désigne essentiellement le théâtre de Beckett, Ionesco, Arrabal, les premières pièces d'Adamov et de Genet.

Sources philosophiques
Cette conception trouva appui dans les écrits théoriques d'Antonin Artaud, le Théâtre et son double (1938), et dans la notion brechtienne de l'effet de distanciation (Verfremdungseffekt). L'apparente absurdité de la vie est un thème existentialiste que l'on trouvait chez Sartre et Camus mais ceux-ci utilisaient les outils de la dramaturgie conventionnelle et développaient le thème dans un ordre rationnel. Sans doute influencé par Huis clos (1944) de Sartre, le théâtre de l'absurde ne fut ni un mouvement ni une école et tous les écrivains concernés étaient extrêmement individualistes et formaient un groupe hétérogène. Ce qu'ils avaient en commun, cependant, outre le fait qu'ils n'appartenaient pas à la société bourgeoise française, résidait dans un rejet global du théâtre occidental pour son adhésion à la caractérisation psychologique, à une structure cohérente, une intrigue et la confiance dans la communication par le dialogue. Héritiers d'Alfred Jarry et des surréalistes, Samuel Beckett (En attendant Godot, 1953, Fin de partie, 1957) ou Jean Vauthier (Capitaine Bada, 1950) introduisirent l'absurde au sein même du langage, exprimant ainsi la difficulté à communiquer, à élucider le sens des mots et l'angoisse de ne pas y parvenir. Ils montraient des antihéros aux prises avec leur misère métaphysique, des êtres errant sans repères, prisonniers de forces invisibles dans un univers hostile (Parodie d'Adamov, 1949; les Bonnes de Genet, 1947; la Cantatrice chauve de Ionesco, 1950). Par des processus de distanciation et de dépersonnalisation, ces pièces, démontent les structures de la conscience, de la logique et du langage.

Nouvelle dramaturgie
Nourris de Freud, ces auteurs dramatiques créèrent des personnages marqués par le traumatisme de la guerre chez qui la vie psychique a pris le pas sur la réalité et qui dominent mal leurs fantasmes et leurs névroses. À la suite de l'expérience historique des camps de concentration et d'Hiroshima, la conviction selon laquelle le monde a un sens fut ébranlée : on prit conscience de l'abîme entre les actes humains et les principes nobles. Les pièces obéissent à une logique interne, fondée sur le caractère et le statut des personnages, sur l'intrigue (souvent circulaire, sans but, ne tendant jamais vers un dénouement esthétique), sur les objets (pouvant proliférer au point d'effacer les caractères, comme chez Ionesco, ou bien réduits au strict minimum, comme chez Beckett, mettant en exergue les thèmes récurrents du vide et du néant) et sur l'espace, identifié au personnage; ainsi dans Oh les beaux jours (1963) de Beckett, Winnie s'enlise dans le sable et le monologue.
Exprimant
un état d'esprit propre à la période de l'après-guerre, le théâtre de l'absurde présentait le rapport de l'Homme au monde comme immuable, par opposition à la théorie brechtienne qui le suppose transformable. Adamov s'éleva cependant contre cette vision désespérée du monde (le Professeur Taranne, 1953).
Le th
éâtre des années 1950 que l'on a dit d'avant-garde fut un des plus féconds et des plus brillants de l'histoire de l'art théâtral.

Ni Kafka ni Orwell ne se rattachent un un mouvement particulier

# Posté le jeudi 29 juin 2006 15:04

méthodologie

méthodologie
Pourtant ça ne sert à rien d'apprendre tout ça si on ne sais pas quoid en faire!
Un peu de méthode est necessaire si vous faites dans chaque axe ce qui est indiqué ci dessous vous assurés le 12!


I Enonciation : qui parle ?à qui ?pourquoi ?

Marques de la personne
Temps verbaux
Modes :
Impératif
Indicatif
Subjonctif
Conditionnel
Participe
Gérondif
Indices spatio-temporels

II Syntaxe : organisation des constructions de phrase

Construction
Types de phrases : déclaratives, exclamatives, interrogatives et injonctives
Subordination ou coordination ?
III Prosodie : mélodie de la phrase, des mots

Poèmes : métrique
Effets de rythme (binaire, tertiaire...)
Parallélismes de construction
Effets phoniques :rimes, homéotéleute (rime dans la prose), harmonie imitative...IV Lexique : vocabulaire

Champs lexicaux
Polysémie
Lexique spécialisé
Antonymes / paronymes / synonymes / homonymes..

V Stylistique

Répétition / Insistance : accumulation, rimes, anaphore...
Opposition : chiasme, antiphrase, antitse, oxymore...
Substitution : périphrase, tonymie, synecdoque...
Atnuation / amplification : eupmisme / hyperbole, litote
Analogie : comparaison, personnification, algorie, métaphore...

# Posté le vendredi 30 juin 2006 05:13