Auteur de l'archétype de la dystopie totalitaire, "1984", George ORWELL est un auteur qui a su faire de la littérature de science-fiction un outil de réflexion politique.
De son vrai nom Eric Arthur BLAIR, George ORWELL est né à Motihari, le 25 juin 1903, fils d'un fonctionnaire de l'administration britannique des Indes.
Sa famille rentre au Royaume-Uni et le jeune Eric obtient une bourse pour le Collège d'Eton. Il y découvre notamment l'idéologie socialiste. Mais les études ne lui conviennent pas, En 1912, il retourne en Inde en s'engageant dans la Police impériale en Birmanie.
Ce qu'il y voit fait de lui un adversaire résolu du colonialisme...
En 1928, il démissionne et décide de vivre de sa plume.
Pour gagner son indépendance, il tente sa chance à Paris, où il loue une chambrette dans le Vème arrondissement. Mais il ne parvient pas à vendre sa prose, et, sans le sou, vit - ou plutôt survit - aux limites de la clochardise, gagnant quelques argents en devenant plongeur dans un restaurant. Cette expérience lui inspirera son premier récit, "Dans la dèche à Londres et Paris" ["Down And Out In London And Paris"] qu'il publiera en 1933.
Rentré en Angleterre, obligé de se faire héberger par ses parents, il gagne sa vie en enchaînant les petits boulots : maître d'école, employé de librairie...
En 1936, il publie "Et Vive l'aspidistra" où il dénonce la pression de la publicité dans les rues londoniennes...Une commande de son éditeur l'amène à travailler sur la récession économique dans le nord-industriel de l'Angleterre. Au contact des mineurs anglais, sa pensée se rapproche encore un peu plus des idéaux socialistes [Il relatera cette expérience dans "Le quai de Wigan"].
Dès le début de la Guerre d'Espagne, ORWELL s'engage dans les milices syndicales de gauche, en l'occurence le P.O.U.M., Partido Obrero de Unificacion Marxista [Parti Ouvrier d'Unification Marxiste], aux côtés des Républicains contre Franco. Blessé, il voit les Communistes se retourner contre leurs alliés d'extrême-gauche et en etire un dégoût profond de la politique extérieure de l'URSS. De ses souvenirs difficiles, il fera aussi un livre, "Hommage à la Catalogne" [1938], où il dénonce l'écrasement des anarchistes par les communistes.
En 1939, après un séjour au Maroc, il est réformé, à cause de sa blessure. Mais il se fait embaucher comme speaker à la BBC.
En 1943, il devient directeur de l'hebdomadaire The Tribune, puis envoyé spécial pour The Observer en France et en Allemagne, où il chronique la vie politique.
Mais ORWELL n'a jamais cessé d'écrire. Il publie en 1945 "La Ferme des animaux", violente parabole anti-stalinienne qui connaîtra d'autant plus de succès que la Guerre froide vient de naître.
Quant à son chef-d'oeuvre, "1984", ce sera sa dernière oeuvre : malade de la tuberculose, il meurt à Londres, le 21 janvier 1950
•1933 : Dans la dèche à Paris et à Londres
•1934 : Une histoire Birmane
•1936 : Et vive l'aspidistra
•1937 : Le quai de Wigan
•1938 : Hommage à la Catalogne
•1939 : Un peu d'air frais
•1945 : La ferme des animaux
•1949 : 1984
De son vrai nom Eric Arthur BLAIR, George ORWELL est né à Motihari, le 25 juin 1903, fils d'un fonctionnaire de l'administration britannique des Indes.
Sa famille rentre au Royaume-Uni et le jeune Eric obtient une bourse pour le Collège d'Eton. Il y découvre notamment l'idéologie socialiste. Mais les études ne lui conviennent pas, En 1912, il retourne en Inde en s'engageant dans la Police impériale en Birmanie.
Ce qu'il y voit fait de lui un adversaire résolu du colonialisme...
En 1928, il démissionne et décide de vivre de sa plume.
Pour gagner son indépendance, il tente sa chance à Paris, où il loue une chambrette dans le Vème arrondissement. Mais il ne parvient pas à vendre sa prose, et, sans le sou, vit - ou plutôt survit - aux limites de la clochardise, gagnant quelques argents en devenant plongeur dans un restaurant. Cette expérience lui inspirera son premier récit, "Dans la dèche à Londres et Paris" ["Down And Out In London And Paris"] qu'il publiera en 1933.
Rentré en Angleterre, obligé de se faire héberger par ses parents, il gagne sa vie en enchaînant les petits boulots : maître d'école, employé de librairie...
En 1936, il publie "Et Vive l'aspidistra" où il dénonce la pression de la publicité dans les rues londoniennes...Une commande de son éditeur l'amène à travailler sur la récession économique dans le nord-industriel de l'Angleterre. Au contact des mineurs anglais, sa pensée se rapproche encore un peu plus des idéaux socialistes [Il relatera cette expérience dans "Le quai de Wigan"].
Dès le début de la Guerre d'Espagne, ORWELL s'engage dans les milices syndicales de gauche, en l'occurence le P.O.U.M., Partido Obrero de Unificacion Marxista [Parti Ouvrier d'Unification Marxiste], aux côtés des Républicains contre Franco. Blessé, il voit les Communistes se retourner contre leurs alliés d'extrême-gauche et en etire un dégoût profond de la politique extérieure de l'URSS. De ses souvenirs difficiles, il fera aussi un livre, "Hommage à la Catalogne" [1938], où il dénonce l'écrasement des anarchistes par les communistes.
En 1939, après un séjour au Maroc, il est réformé, à cause de sa blessure. Mais il se fait embaucher comme speaker à la BBC.
En 1943, il devient directeur de l'hebdomadaire The Tribune, puis envoyé spécial pour The Observer en France et en Allemagne, où il chronique la vie politique.
Mais ORWELL n'a jamais cessé d'écrire. Il publie en 1945 "La Ferme des animaux", violente parabole anti-stalinienne qui connaîtra d'autant plus de succès que la Guerre froide vient de naître.
Quant à son chef-d'oeuvre, "1984", ce sera sa dernière oeuvre : malade de la tuberculose, il meurt à Londres, le 21 janvier 1950
•1933 : Dans la dèche à Paris et à Londres
•1934 : Une histoire Birmane
•1936 : Et vive l'aspidistra
•1937 : Le quai de Wigan
•1938 : Hommage à la Catalogne
•1939 : Un peu d'air frais
•1945 : La ferme des animaux
•1949 : 1984